Je suis une
saisophile. Oui, vous avez bien compris, un
nouveau néologisme tout droit sorti de ma plume et surtout parfaitement adapté à mon cas. Parce que je souhaites éclairer votre lanterne qui a fait « tilt »( vous savez comme dans les films quand le héros a une idée, une petite bulle avec une lumière apparaît à coté de lui...) donc définition de « saisophile » :
Personne extrêmement dépendante des saisons et dont l'humeur et le mode de vie varient en fonction d'elles.
Oui, j'ai fait cette découverte il y a peu (c'est-à-dire ce matin) quand en marchant dans le froid à 7 heures, je me suis retrouvée toute heureuse de retrouver la fraîcheur matinale, la nuit encore présente quand on sort le bout de son nez, l'odeur de l'herbe mouillée bref :
l'automne. Or, il me semble que ces charmes automniales ne sont pas les seules que j'apprécie.
Rétrospectivement : en
été, il y le soleil bien sur, les journées à haler son corps, la fraîcheur de l'eau dans laquelle on se baigne et le soleil qui nous réchauffe en en sortant quand on a froid, il y a les barbecue dehors en fin de soirée. Le plaisir de retrouver un moment de joie avec sa famille, les glaces en pleine rue, les fiestas à pas d'heure, les grasses mat' et autres lubies d'un jeune en vacance car avant tout l'été = vacance et farniente !
Et puis vient l'automne, pour beaucoup avec beaucoup de regret, pour moi avec un charme infini : les feuilles des arbres tombés au sol qui craquent sous nos pas, les petites vestes qu'on remet sur soi, la rentrée et son lot de bonnes résolutions et de motivations, les pubs télé qui commencent à vendre ses jouets pour Noël.
Quand vient l'
hiver, elle est là la
magie de Noël, des fêtes de fin d'année, du sapin qu'on décore, du foie gras qu'on picore (ou avec lequel on s'engraisse!), les chocolats par boite, la neige avec laquelle on joue comme un gamin. Les catalogues de jouets, les cuites de fin d'année, les chocolats chauds en rentrant de la fac, les gros pulls dans lesquels on s'enfouie, les lumières dans la rue. Aucune excuse à trouver pour pouvoir rester chez soi devant la télé et se goinfrer de sucreries. L'unanimité d'un sentiment de gaieté, le plaisir d'un radiateur qui réchauffe nos mains glacées. Le plaisir des cadeaux que l'on fait, le sourire de ses neveux quand ils ouvrent leurs paquets, les cafés que l'on triple dans la journée, l'avantage de ne pas avoir à se prendre la tête pour cacher son corps comme en été, les câlins sous la couette à volonté, les douches brûlantes qu'on fait couler pendant des heures.
Puis vient le
printemps,
source infime de plaisir : le visage tendu au soleil qui passe derrière la vitre d'une classe de cours, on se dénude en douceur, les fleurs qui bourgeonnent, les couleurs retrouvées, bientôt l'été !, Les oiseaux qui te réveillent ta fenêtre ouverte, et le réveil de la nature que tu redécouvres. Voila, la saisophilie.
Et je m'aperçois que tout simplement, j'ai trouvé pleins de petits bonheurs dans ma vie que j'égrène au fil des saisons...Pix: Unbeliever